jeudi 12 mars 2009

La crise vue par un enfant

L’autre jour, dans un parc, j’ai entendu une conversation entre un père et un fils.

Fiston - Dis papa, c’est quoi la crise ?
Papa- Ben fiston, c’est simple, tu peux me vendre ton paquet de bonbon…
Fiston- Oui Oui, tu me l’achète combien ?
Papa- Le double du prix du magasin, comme ça, tu pourras t’acheter deux paquets au lieu d’un…
Fiston- Tu est gentil papa, c’est donc ça la crise, pouvoir s’acheter toujours plus de paquets de bonbon ?
Papa- Non, ça s’appelle la spéculation. A ton avis, où va se trouver le probléme ?
Fiston- Ben je vais avoir mal au dents à manger trop de bonbons et je risque aussi d’avoir mal au ventre.
Papa- Et c’est tout, à ton avis ?
Fiston- Ben non papa, tu ne vas plus avoir de sous à me payer mes paquets de bonbons trop cher.
Papa- Et a ton avis, il se passera quoi lorsque je n’aurais plus de sous ?
Fiston- Ben tu iras au distributeur qui te donnera des sous.
Papa - Et si le distributeur ne marche plus ?
Fiston - Ben tu emprunteras des sous à grand mére…
Papa- Et lorsque grand mére n’aura plus de sous ?
Fiston- [ Grand silence] Ben je mangerais plus de bonbons…
Papa- Et il arrivera quoi à celui qui fabrique les bonbons si personne n’en mange ?
Fiston- Ben il mangera tout seul ses bonbons…
Papa- Alors vois tu, mon fils, c’est çà la crise.
Fiston- [Après un long soupir, l’enfant réfléchi, se léve et dit] comment ils vont faire pour manger toutes ces voitures ?

Je pense qu’il serait temps d’attribuer une agrégation d’économie dès la classe maternelle, car c’est bien connu, la vérité sort de la bouche des enfants.

lundi 9 février 2009

La qualité de cadre dirigeant dépend des conditions réelles d'emploi

La cour de cassation, par son arrêt du 13 janvier 2009 n° 06-46.208 FS-PB:

défini que pour déterminer si un cadre a bien la qualité de cadre dirigeant, le juge doit vérifier les conditions réelles d'emploi de l'intéressé, sans être lié par les stipulatons de l'accord collectif applicable.
La cour de cassation stipule que les magistrats du fond se doivent d'apprécier que les critéres d'emploi du cadre dirigeant correspondent bien à ceux retenus à l'article L.3111-2 du code du travail.
" sont considérés comme ayant qualité de cadre dirigeant les cadres auquels sont confiés des responsabilités dont l'importance implique une grande indépendance dansl'organisation de l'emploi du temps, qui sont habilités à prendre des décisions de façon autonomes et qui percoivent une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des sytémes de rémunération pratiqués dans l'entreprise".
La cour de cassation précise que ces critéres SONT CUMULATIFS.
Les juges doivent donc vérifier précisément les conditions réelles d'emploi du salarié.

mardi 27 janvier 2009

Passeport pour l'économie numérique

Il existe actuellement des mesures permettant aux entreprises d'accéder à des informations et formations gratuites afin de se sensibiliser à l'économie numérique.


http://www.econumerique.pme.gouv.fr/PMEWeb/Cestquoi/Commentçamarche/tabid/70/Default.aspx

dimanche 11 janvier 2009

Du bouffon du roi ... au Coaching Moderne...

Les comportements humains sont souvent étranges… Au sein de la grande famille RH , le management comportemental est une boite noire qu’il convient de décrypter à chaque instant.

Après avoir pris conscience de toutes les variables de la systémique, le manager soucieux d’évoluer dans son « art » se doit sans nul doute d’effectuer un véritable travail sur sa propre personnalité, puisqu’il (ou elle) est partie intégrante du système qui l’entoure.

L’absence de remise en cause , ou la non préparation à de nouvelles fonctions ou charges amènera inévitablement à des tensions, des conflits, voire des blocages sous forme d’élément humain non-conforme ou cherchant à s’imposer de manière incohérente.

Prenons donc un exemple le monde politique à des fins de démonstration, monde parfois caricatural qui impacte par ailleurs sur le plan systémique le monde des entreprises.

Une personne récemment élue se voit dotée de charges, voire même de « pouvoirs » auxquels elle n’a pas été préparée. Cette même personne se retrouve donc à vouloir s’exprimer et piloter des actions en fonction de ses propres compétences, codes de valeurs ou de communication.

Si cette personne a, par exemple, toujours fonctionné en modèle conflictuel ou agressif, elle reproduira ce modèle dans son mode de communication, allant même jusqu’à l’amplifier selon les types de responsabilités qui lui sont octroyées… et manifester une tyrannie regrettable… pour masquer par ailleurs d’autres défaillances.

En fonction de son adaptabilité et de sa volonté, il lui sera probablement possible de modifier son comportement de manière bénéfique, surtout si elle accepte le regard et les conseils de personnes avisées, et qu’elle en tient finalement compte en se mettant en position infra.

En monarchie absolue, le bouffon du roi avait en quelque sorte ce rôle de « petite voix » remettant en cause une vision unique et totalitaire. Il avait donc un droit (parfois théorique ) de d’énoncer quelques vérités au monarque… certains y ont toutefois laissé la vie…

En démocratie, on peut considérer que les médias assurent ce même rôle, sous certaines conditions d’éthique et de déontologie… sachant que les messages transmis peuvent aussi se limiter à la météo de la semaine …

En entreprise, les conseils de direction ou coachs, permettent aussi l’évolution du management et aident le novice à évoluer dans un sens profitable. Un bon coach ne se choisit pas au hasard d’une démarche commerciale. Il doit constituer un tout cohérent avec son « hôte » et être capable de décoder la personnalité de celui-ci en restant le plus neutre possible.

Dans tous les cas, l’amélioration des pratiques comportementales passent par une remise en cause permanente de la propre vision de soi et du monde qui l’entoure.

Lisons et relisons les fables de la Fontaine qui constituent un condensé très moderne de la condition humaine et du comportement social à travers un bestiaire bigarré.

L'humilité demeurera toujours le fondement de tout apprentissage et de toute évolution.

mercredi 24 décembre 2008

Des incivilités à la "sur-civilité"

Le bon peuple de France a longtemps été traumatisé par les incivilités commises par les mauvais citoyens au détriment des bons...
Délinquance, violences, cols, rackets ... tout était bon pour appeurer les foules.
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Aujourd'hui, il conviendrait presque d'associer à ce terme une autre notion redoutable que l'on pourrait nommer "sur-civilité" ( Sur, comme surenchère):-)
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La "sur-civilité" consisterait alors en un piégeage systématique de tous les citoyens, qu'ils soient "bons" ou "mauvais".
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Nos excellents Pandores ou Policiers s'en donnent donc à coeur joie, notamment sur les routes, en choisissant judicieusement leurs points de contrôle sur des zones d'incertitude amenant presque systématiquement la commission d'infraction par tous.
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Qui n'a pas constaté la présence de radars sur une autoroute où la vitesse est normalement limitée à 130 km/h et qui se réduit à 110 Km/h presque pour justifier un contrôle...
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Qui a pu échapper au flash fatidique dans un village où le panneau d'entrée et celui de sortie est distant d'une centaine de mètre, voir une dizaine de métres et dans lequel le passage à la vitesse indiquée est presque impossible sans s'arrêter à l'entrée du village...
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Que penser d'une société où les quidams qui commettent des incivilités et les forces de l'ordre qui commettent des "sur-civilités" sont aussi redoutés les uns et les autres.
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Que dire lorsque l'automobiliste et même tout simplement le citoyen tranquille redoute de sortir de chez lui devant des actes de zéles intempestifs...
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Que déplorer lorsque désormais des centaines, voire des milliers de personnes conduisent à présent sans permis pour continuer à nourrir leur famille alors que la route est devenue pour l'état une source de revenus très rentable.
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Cette vision aux teintes d'ancien régime commence à devenir redoutable car le discernement semble absent des thèses des "bons penseurs".
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Réaliser l'effet inverse à celui recherché devient décidément la régle dans notre bon pays de France.
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Prenons garde que la coercision ne devienne pas le prétexte de démission des énergies collectives et individuelles.
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Les anciens disaient" dura lex, sed lex".
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Une sanction, selon toute apparence devrait être à la foi légale et légitime.
Veillons donc que le pouvoir qu'elle exprime le demeure aussi.
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